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Optical toys also known as philosophical toys (source: Early Visual Media website by Thomas Weynants)
Benjamin Vandewalle, Point of view © Phile Deprez
THE OPTICS OF PERFORMANCE. An Archaeological Approach to Intermediality in Theatre and Performance

Postdoc fellowship funded by F.N.R.S (The National Scientific Research Fund, Belgium) hosted by ULB Brussels (Arts du Spectacle) and University of Antwerp (Visual Poetics).

Duration: 01/10/2014 - 30/09/2017

 

 

(French abstract below)

 

Theatre has always embraced new visual media. Literally ‘a place to observe,’ the theatron has been an obvious experimental platform for optical technologies and scientific objects, such as light, mirrors, magic lanterns, and more recently cameras and projection devices. Theatre makers were always ready to integrate state-of-the-art technologies to create theatrical visual effects and optical illusions, and by doing so they playfully explored and popularized the science of optics and perception for live audiences. As such, their instruments are ‘philosophical toys’ in which scientific and aesthetic approaches intersect. Today, in a digital era, performance and media artists show renewed interest in visuality: they explore the potentialities and limits of perception by experimenting with visual media, thereby examining how ‘seeing’ works in today’s mediatized environment. Optical devices in the work of Benjamin Vandewalle, Julien Maire, Ariane Loze, Ula Sickle, C&H and Sarah Vanagt can thus be considered contemporary incarnations of the ‘philosophical toy’ or ‘object to think with’. Thus, these performances continue a scientific tradition of optical inquiry which traditionally tended to make a spectacle of its own experiments. This project aims to study the role of visual media in contemporary performance, to trace their historical roots both as scientific novelty and as spectacle, and by doing so to historicize prevailing notions of performance and intermediality.

 

L’OPTIQUE DE LA PERFORMANCE.

Pour une approche archéologique de l’intermédialité en théâtre et performance.

 

Le théâtre a toujours enlacé de nouveaux medias visuels. Littéralement « un lieu qu’on observe », le « théâtron » a fonctionné comme une plateforme pour mettre en place des expériences avec des technologiques optiques ou des objets scientifiques, comme la lumière, les miroirs, les lanternes magiques, et, plus récemment, les caméras ou d'autres appareils de projection. Les artisans du théâtre ont toujours montré un grand enthousiasme pour intégrer les technologies dites « state of the art » afin de créer des effets visuels et théâtraux et des illusions optiques, et, de cette manière, d’explorer et de populariser la science de l’optique et de la perception cognitive et cela devant un public vivant. De plus, ces objets qui visaient à « intensifier la perception » furent des objets hybrides qui fonctionnaient sur l’intersection des approches scientifiques et esthétiques. Ils peuvent être considérés comme des « jouets philosophiques », des instruments de l’imagination ou des modèles qui permettent de théoriser les échanges entre l’art et la science et les expériences visuelles qui résultaient de cet échange. Aujourd’hui, à l’ère digitale, les travaux de certains artistes de performance et de (nouveaux) médias témoignent d’un intérêt renouvelé pour ce qu’on pourrait appeler la « visualité » : ils explorent le potentiel et les limites de la perception en expérimentant avec des engins optiques, des images statiques ou en mouvement, dans le but d’examiner les différentes façons selon lesquelles notre regard fonctionne dans le contexte de notre société médiatisée. A titre d’exemple on pourrait citer une perfomance comme Point of View du chorégraphe Benjamin Vandewalle, où la caméra ne fonctionne non seulement comme une métaphore pour les différents types de regards, mais où elle sert aussi à multiplier la perspective du spectateur (différentes perspectives en même temps), en explorant ainsi les multiples potentialités de notre système de perception. De la même manière, la caméra dans le travail d’Ariane Loze et Julien Maire ou la camera obscura dans le travail de Ula Sickle, C&H ou Sarah Vanagt peuvent être considérés comme des incarnations contemporaines de ces mêmes « jouets philosophiques ». Ainsi ces performances continuent une tradition scientifique de recherche optique qui avait pris l’habitude de théâtraliser ces propres expérimentations. Ce projet se veut donc une étude du rôle des technologies visuelles dans la performance contemporaine, en retraçant les origines historiques de cette pratique à travers une double perspective, celle de l’innovation scientifique et celle du spectacle, et propose, en même temps, d’historiciser certaines notions couramment utilisées comme la performance digitale ou l’intermédialité.

 

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